Connexion...
 Liste des membres Membres: 29

membres 10 derniers membres:
   alex67   souris   chaussure_femme_bott   audwey4   Lumumba   xbraandon   chiripa14   aragone   KART   sioufa   

Votre pseudo:

Mot de passe:

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne: 0
  Anonyme en ligne: 1
Les dossiers

Fermer 1. Histoire antique

Fermer 2. Moyen-âge

Fermer 3. Histoire moderne

Fermer 4. Histoire contemporaine

Fermer 5. Géographie

Fermer 6. Enseignement

Fermer 9. Histoire en vidéo

Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
17 Abonnés
Partenaires
Webring Histoire de France

Site au hasard
Voir la liste
< Précédent Suivant >
Webmaster - Infos
Visites

 128455 visiteurs

 1 visiteur en ligne

2. Moyen-âge - Xavier Barral i altet : Contre l'art roman
Le Moyen-âge et l'art roman. Voici un travail effectué sur l'ouvrage de Xavier Barral i Altet : "Contre l'art roman". J'ai essayé à travers cet exposé de faire ressortir les idées majeures de son ouvrage.
Bonne lecture.
 
Introduction :

De nos jours, l’art roman est à la mode. On voit l’art roman d’une certaine manière, cependant ceci n’est qu’un reflet de ce que nous inculqués nos prédécesseurs et notamment les historiens et artistes du XIXème siècle. Nous avons aujourd’hui une certaine idée figée de l’art roman. Ainsi dans cet ouvrage, l’auteur commence par montré les mythes que nous nous sommes forgés sur l’art roman : notamment que l’art roman serait uniquement un art religieux d’églises, ou seulement un art de monastères, ou que celui-ci se serait développé uniquement le long des chemins de saint jacques de Compostelle en mettant de coté ceux de Rome ou de Jérusalem. Ayant perdu un grand nombre d’inscription de cette époque et manquant de sources, on aurait aussi réduit la place de l’artiste telle qu’elle était dans la société médiévale de l’époque romane. Enfin les reconstructions du XIXème siècle ce sont révélés fausses : on aurait ainsi développé l’idée que les églises romanes aurait été sobres et vides, dénuées de tout décor. Xavier Barral i Altet, médiéviste de renommée internationale, est professeur d’histoire de l’art du Moyen-âge à l’université de Haute-Bretagne (Rennes). Il est l’auteur de travaux qui font autorité et en particulier Le monde roman, 1060-1220 publié en 1982-1983 aux éditions Gallimard. L’auteur, dans son œuvre, va ainsi procéder à une véritable déconstruction des idées reçues jusqu’alors. En remettant en cause nombre d’idées ancrées dans nos esprits depuis un siècle et demi, en déconstruisant des mythes que notre imaginaire a élaborés au fil du temps, l’auteur se dresse contre l’art roman tel que nous le percevons actuellement pour mieux découvrir ce qu’il fut au XIème et XIIème siècle. On peut alors se demander en quoi l’art roman perçu aujourd’hui correspond à des mythes inculqués depuis le XIXème siècle et quelles sont les réalités de celui-ci à cette époque ? Ainsi peut-il être considéré en tant qu’art novateur ? Pour répondre à ces questions, nous allons dans un premier temps nous intéresser sur l’art roman à travers les âges avant de nous interroger sur une vision de l’art roman que l’on nous a inculqué.
 
I. L’art Roman à travers les âges.
1) l’inspiration de l’art roman
Les érudits normands du début du 19e siècle ont défini par l adjectif romans les monuments postérieurs à l antiquité romaine. Le style nouveau s’est étendu sur tout l ensemble à l’ensemble de l Europe occidentale, il exprime une réalité nouvelle qui a définitivement rompu avec le monde antique. Retour à l antiquité tardive dans tous les domaines : artiste, technique, sculpture, matériaux ; ce que nous montre les enluminures ou les peintures murales et on voit que l image sort de l édifice du culte pour prendre place à l extérieur. Par exemple, on voit qu au moyen age on cherche du marbre montrant une volonté de retour vers l antiquité : prestige du matériau grâce à sa qualité de remploi. On sculptera le marbre avec le style roman. Hormis le marbre, le matériau prestigieux au moyen-âge est le porphyre rouge ou vert d Egypte (seul élément de décor). Exemple : l’entrée de la cathédrale romane du puy en Velay est solennité encadrée de 2 colonnes en porphyre. On voit aussi la chapelle d Aix à l époque carolingienne qui est en musée de marbre. Autre exemple le baptistère de Poitiers de l époque mérovingienne, pressente des caractères fidèles aux baptistères paléochrétiens du 4 et 5. L époque romane et préromane marque l idée du remploi. EX monastère de saint Gilles .Modèle cistercien : parce que le monastère est un centre spirituel, culturel et artistique de la société romane, et ce mode de fonctionnement a engendré une architecture utilitaire propre à ces monastères et à ces ordres. Le monastère est un ensemble isolé du monde et constitue une production à l échelle réduite par son insuffisance .C est la règle de saint benoît qui définit le plan type du monastère médiéval dont l aménagement est semblable à la villa romaine de l antiquité. Chez les cisterciens : dortoirs, garde salle, ouvre directement sur l église avec à coté les lieux des soins : l infirmerie, hôtel dieu. Il existe une architecture cistercienne, peu d ordre religieux offrent des modèles artistiques qui leur soient propre préconise l austérité et ne propose pas de la nouveauté mais Bernard de ciseaux en 1112 condamne l’ostentation technique et décorative. Toutes les églises ont alors un plan simple, en croix, à chevet plat, avec des chapelles ouvrant sur le transept, et une élévation des nefs. Les chapiteaux sont les seuls décors de l édifice. Quand à l iconographie, les monstres et autres sujets qui s étalent sous les pieds des moines constituent une entravent à recueillent. Les grandes invasions qui déferlent l’occident au 5e siècle (peuple germanique, les goths, les francs) privilégie l’orfèvrerie et aussi bien accepté. L’ampleur du culte des reliques celle des saints locaux et celle du christ au 10è s attirent les pèlerins et assure la renommée du lieu saint. Importance des grands trésors d’époque car comme saint dents, Soissons et saint germains de prés. L emploi de métaux précieuse procurait à l église un certain prestige, qui était une ressource financière, qui pouvait être vendu ou fondu ( technique à l origine des dispositions de trésors)L e trésor comme celui du monastère de saint Aignan d’orléans est doté par robert le pieux se constituent 2 livres des évangiles revêtus d or, d argent, un autel doté d or et d argent contenant une pierre en son milieu, croisé d or permet la compréhension d un trésor d église à l époque romane. Si ces connaissances sont possibles sur l art roman c’est grâce au livre manuscrit qui on permit la transmission de la culture. Face à ce que les gens pouvaient apprendre par l oralité, la production littéraire était le plus puissant moyen disponible du moyen-âge pour transmettre la culture à travers la transcription de la liturgie et de la musique, l écriture et illustration. Les manuscrits étaient une sorte de trésor pour leur savoir. La calligraphie était pratiquée dans les écoles d’écriture religieuse (scriptorium) ; pour avoir un scriptorium il fallait des gens qualifiés dans la calligraphie, de l argent et des moutons et des chèvres pour faire des parchemins. On les commandait et ils venaient parfois de loin. Le manuscrit enluminé est un reflet de la culture savante : il traduit l’état des connaissances, du savoir, des sciences, des lettres. La culture des images figurées, celle des manuscrits occupe une place privilégiée au sein de l art roman car les ouvrages enluminés voyagent et sont donc une source d échange culturelle. Les manuscrits sont de reproduction de textes anciens et religieux ou des traités scientifiques et savants.
2) les modifications du 19e siècle
Il est nécessaire pour comprendre l art roman de parler des modifications réalisés depuis le 19e siècle.
Le ministère de l intérieur François Guizot créer la commission supérieur des monuments historiques et va se mettre en place tout un processus de protection du patrimoine (de sauvetage). Prosper Mérimée va inspecter les monuments du 19e siècle en très mauvais état et en décrivant leur état de conservation, de délabrement ou d abandon. Il va trouver à conques par exemple une abbatiale fermée et très abimée et ce type de position personnelle a joué un rôle essentiel dans le choix des monuments à restaurer. Ensuite il va s’agir d’inventorié le patrimoine médiéval en dotant dans chaque région des sociétés savantes, lister des inventaires et ensuite les institutions centrales de décider des priorités des travaux en entreprendre ; toutes ces entreprises vont permettre une popularisation du voyage et permettre alors une meilleure connaissance des monuments médiévaux. Va s ajouter à ca un souci pédagogique : A la même époque va se développer l idée du « musée de monuments », c est à dire de musée de plâtre, de copies de peinture et de sculpture, musée en faite de reproduction nécessaire pour faire comprendre l art médiéval. Toutes ces reconstructions ont influencé notre conception de l’art roman certains monuments comme la façade de la cathédrale notre dame de paris, tout de moins pour la partie haute, nous sont directement issues de ces restaurations. Alors les architectes avant de procéder à la reconstruction du bâti effectuait un travail rigoureux cherchait des sources sur le monument avant de le rénover. C est pourquoi de nombreuses œuvres ont été longtemps considérées comme des originaux. L’image que nous avons alors des monuments restaurés n’est plus totalement celle de l’histoire de l’édifice.  
II- une vision religieuse de l’art roman que l’on nous a inculqué
 
1)                  L’art roman n’est pas seulement un art d’Eglise
 
La plupart des monuments, décors, objets et inscriptions qui nous sont parvenus de l’époque romane proviennent du domaine religieux. On a délaissé le domaine civil car il est difficile d’effectuer des fouilles en milieu urbain. Cependant aujourd’hui, nous possédons suffisamment d’exemple pour affirmer que le décor religieux ne constitue qu’une partie du paysage monumental. Un autre phénomène caractéristique de l’époque romane est la création de quartiers d’habitation séparés, parfois eux-mêmes protégé par une enceinte dans l’enceinte. Ainsi ce que l’on croyait caractéristique de l’époque gothique existe aussi à l’époque romane. Il existe aussi des édifices civils non négligeables : les palais urbains. Ce sont des centres politiques et administratifs. De plus le palais possède souvent une chapelle. On peut voir le roi Edouard le confesseur dans la salle d’apparat de son palais de Westminster. Il y aussi la construction de luxueuses résidences en ville, par une bourgeoisie urbaine qui s’est enrichie. En France, on conserve une construction exceptionnelle : la maison urbaine de saint antonin + Adam et Eve du livre. Il s’agit d’un édifice privé qui deviendra le siège du consulat de la ville au XIVème siècle. Cela nous donne un très bon exemple d’une maison de l’époque romane. Enfin un précieux témoignage nous permet d’aborder le décor intérieur qui ornait ces constructions civiles : celui de l’abbé Baudri de Bourgueil qui adresse un poème à a comtesse de Blois. Baudri y décrit la chambre de la comtesse. Sans décrire réellement la chambre, on voit que Baudri s’appui sur un examen réel de documents contemporains qu’il connait. Enfin, malgré l’art monumental d’Eglise qualifié d’art majeur, on désigne péjorativement d’art mineur les objets qui constituent le trésor des Eglises. Mais ces pièces sont en faites des œuvres dues à de grands artistes. Ces œuvres souvent très couteuses ont joués un rôle considérable dans la naissance et le développement de l’art monumental et font parti intégrante de l’art roman. Exemple des autels du livre. De même on peut dire que le tympan est une invention de l’époque romane et que étant à l’entrée de l’édifice, il représente un passage obligé pour les touristes et les pèlerins qui viennent visité celui-ci. Exemple du tympan d’Autun (livre) 
 
2)                Seulement un art de monastères ?
 
L’art gothique est associé à un art de cathédrales alors que l’art roman serait un art de monastères. Cette idée est diffusée dans beaucoup d’ouvrages de l’art. Or d’après l’auteur cela semble incohérent. D’abord il faut savoir que l’époque romane a aussi édifié de nombreuses cathédrales. L’auteur prend l’exemple du pèlerinage de saint Jacques de Compostelle qui ne même pas à un monastère mais à une cathédrale. De même la cathédrale du Puy (livre) est à la fois un monument important de l’époque romane ET une cathédrale. L’auteur nous fournit une explication à tout cela. La cathédrale est un bâtiment religieux qui symbolise la puissance du pouvoir religieux. La cathédrale au passage à l’art gothique s’est considérablement développée et a té souvent restaurée. A l’opposé, le monastère a perdu de l’importance et il n’a pas été restauré. Ils ont souvent perdu de l’importance et ils se sont dégradés. Ainsi on attribue l’art roman aux monastères et l’art gothique aux cathédrales mais c’est une vision totalement fausse. L’auteur nous démontre cela avec plusieurs exemples. L’abbaye Sainte-Foy de Conques(livre), par exemple, décline progressivement durant l’époque gothique : le pèlerinage n’attirant plus les mêmes foules, ses moyens économiques diminuent et ne permettent donc pas de renouveler son architecture. A l’opposé on voit à l’époque romane la construction de nombreuses cathédrales. L’auteur prend l’exemple de la nouvelle cathédrale Saint-Etienne à Auxerre. Elle fut édifié par l’évêque Hugues de Chalon (999-1039). Cette dernière, toujours présente sous l’actuelle cathédrale gothique, atteste l’ampleur du projet de la cathédrale de l’an mil.


 
III- Des bâtiments nus aux chemins de saint jacques de Compostelle : les erreurs historiographiques.
 
1)      Des bâtiments nus à l’oublie des couleurs
 
Effectivement, nous possédons aujourd’hui une vision de l’art roman, qui d’après l’auteur, serait en décalage avec l’idée de cet art qui se développait à cette époque. Ainsi pour commencer on admet dans la définition de l’art roman l’utilisation de la couleur, cependant on continue d’imaginer les églises romanes comme des monuments sobres, nus et dépourvus de couleur. Cela nous a été diffusé par les nombreuses illustrations en héliogravure. Cependant, depuis quelques années, de nombreuses restaurations nous ont permises de connaitre les couleurs qui composaient les monuments romans. En effet les églises n’ont jamais été blanches et elles ont toujours été envahies de couleurs. Au XIX ème siècle, il y a eu de long débat sur la restauration des églises. On se demandait s’il fallait laisser les églises en état ou si l’on devait restaurer les couleurs d’origines suivant les résultats des recherches faites. Ainsi lentement, la conscience d’une architecture romane polychrome s’impose. L’auteur prend l’exemple p106 de la cathédrale notre dame la grande de Poitiers. La façade de celle-ci a été récemment restaurée et a retrouvée la splendeur de sa belle polychromie romane. De même la couverture du livre nous présente l’église de saint Austremoine dans le puy de dôme dont la polychromie romane a été restaurée entre 1857 et 1859 par le peintre Anatole d’Auvergne. Elle peut choquer. Mais au moins, rappelle-t-elle que toutes les églises étaient peintes au Moyen-âge et que l’habitude actuelle de mettre à nu les murs ne correspond nullement à la réalité première.
 
2)      Un art novateur ?
 
Il est difficile de déterminer si l’art roman est ou non novateur. Pour l’art gothique, on pense tout de suite à la mise en place de la voute d’ogives qui permet d’ouvrir les murs aux grandes verrières. Ces inventions ont laissées une trace ineffaçable sur les époques postérieures. Mais pour l’art roman, on ne peut affirmer qu’il en soit de même. Beaucoup d’aspects retenus pour caractériser l’art roman, et utiliser pour proclamer qu’il constitue le grand art du moyen-âge, ne peuvent en fait lui être véritablement attribués. Ainsi, on peut prendre l’exemple de la voute en berceau. Celle-ci passe souvent pour une innovation romane or l’auteur nous rappelle que ce type de voutement existait déjà durant l’antiquité classique, même si il ne s’agissait pas d’une technique généralisée. Il en va de même pour le cloitre, qui a été reprit sur des modèles antérieurs. Enfin l’auteur rappelle que ni la mosaïque murale, ni la peinture pariétale ne constituent des innovations, car elles étaient déjà utilisées dans l’antiquité. Cependant on peut retrouver une innovation qui peut être retenu comme étant de l’époque romane, notamment le tympan de grand format, car même s’il était présent sur des constructions plus anciennes, il n’était pas utilisé avec les mêmes dimensions. Enfin l’auteur nous montre que certaines innovations gothiques ne serait en faites que la continuation de l’époque romane. L’auteur prend l’exemple de la standardisation, la rationalisation du travail et la manière d’organiser les chantiers, qui aurait été une caractéristique de l’époque gothique et qui en faite, après diverses études sur les monuments romans, appartiendrait à l’époque romane.
 
3)      Seulement le long des chemins de saint jacques de Compostelle ?
 
On a souvent dans l’esprit que le pèlerinage de Saint jacques de Compostelle est le grand mythe de l’art roman. Selon l’auteur, ce pèlerinage a été amplement surévalué par l’existence d’un guide qui décrit ses itinéraires, au détriment de Rome et de Jérusalem, les véritables pèlerinages majeurs du moyen-âge. En 1130 débute la rédaction du livre de Saint Jacques, dont le 5ème volume s’intitule guide du pèlerin. C’est dans ce volume que sont évoquées pour la première fois les quatre fameuses routes de pèlerinages françaises qui se rejoignent de l’autre coté des Pyrénées et qui ont fait la célébrité de ce pèlerinage. Ainsi il ne faut pas oublier Rome et Jérusalem, bien plus important du fait que le voyage à Rome comporte un ensemble d’intérêts : d’une part se recueillir sur le tombeau de saint Pierre, choisi par le christ pour être le chef de l’église, et visiter la basilique saint Paul hors-les-murs pour voir les précieuses reliques conservées.Enfin le pèlerin qui se rend à Jérusalem est considéré comme avantagé par rapport aux autres fidèles, puisqu’il retourne sur les lieux mêmes de la vie du christ. Saint Jacques de Compostelle aurait été surévalué car comparée à cette Rome médiévale éblouissante, elle revête un moindre intérêt et on aurait ressenti la nécessité de mettre en place un circuit incluant d’autre édifice où s’arrêter. On peut prendre l’exemple sur ce circuit de la basilique saint Sernin de Toulouse, qui a une date du début de sa construction voisine de Saint Jacques de Compostelle peu après 1070, et qui revête un plan très similaire excepté la présence de doubles collatéraux. Ainsi ces étapes ont favorisé la propagation de l’idée selon laquelle l’art roman se serait développé essentiellement le long des chemins menant à saint Jacques de Compostelle, alors que Rome et Jérusalem ont eu une place essentielle au moyen-âge.
Conclusion :
En conclusion, on peut dire que l’auteur à bien mis en relief le fait que l’art roman nous a été inculqué par la pensée du XIXème siècle mais que, à défaut de s’arrêter ici, il faut chercher plus loin et opérer sur les connaissances actuelles un long processus de déconstruction et remettre au gout du jour notre vision de cet art roman. Ainsi après avoir clairement expliquer les caractéristiques de l’art roman, sa chronologie difficile à définir et sa construction au sein d’une identité nationale, l’auteur aura mis en place une remise en cause des idées toutes faites que nous avons exposés en introduction. De plus comme on l’a vu précédemment, il est difficile de déterminer un élément vraiment marquant et caractéristique sur lequel reposerait l’originalité romane. Cependant il ne faut pas non plus comme la souligné l’auteur tomber l’idée que l’art roman n’est qu’une zone d’ombre comparé à l’art gothique, puisque beaucoup d’inventions qui sont présumées avoir été inventées à l’époque gothique existait déjà à l’époque romane. L’auteur apporte en conclusion sa désapprobation sur un certains nombres de points. Celui-ci à chercher dans ce livre à exposer son point de vue personnel en cherchant à remettre en cause les écrits des manuels plus anciens sur lesquels nous nous basons depuis tant d’années. Ainsi il invite le lecteur à s’interroger davantage sur ces lectures et sur les acquis culturel que l’on nous a imposé. Enfin il propose que l’on s’intéresse davantage aux autres cultures contemporaines : de la chine à l’Amérique en passant par l’islam. L’auteur est ainsi parti en guerre contre une vision qui nous a été léguée et dont nous ne parvenons pas à nous défaire, mais, loin de rompre l’enchantement, il nous invite à regarder d’un œil neuf un art qu’une interprétation unilatérale a sensiblement perverti.
 
 
 

Date de création : 30/10/2008 - 19:21
Dernière modification : 14/03/2009 - 18:25
Catégorie : 2. Moyen-âge
Page lue 3784 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article

Publicité





Texte à méditer :  

«Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c'est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre; politique extérieure, je fais toujours la guerre»

   Georges Clémenceau (1841-1929)

^ Haut ^