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2. Moyen-âge - Débats : La mutation de l'an mil à t'elle eu lieu ?

L’opposition a lieu entre deux grands partis : les mutationnistes et les anti-mutationnistes :

 

 

Les mutationnistes soutenus par Georges DUBY qui affirment qu’il y a bien eu une mutation féodale entre 980 et 1060. On aurait la naissance de la société féodale avec l’accaparement du pouvoir par les seigneuries châtelaines (qui sont fondées sur un château et qui privilégient la fonction militaire. L’Eglise aurait beaucoup souffert et aurait perdu de nombreux territoires.

Ils croient qu’une société féodale avait existé avec naissance, croissance puis déclin. Ils croient que le XIème siècle a été le XIème siècle est le siècle de la naissance de la féodalité et qu’elle n’existait pas avant. En ce sens, la mutation de l’an mil aurait permit la création de la société féodale.

March Bloch, La société féodale, 1939.

Georges Duby, dans une thèse pionnière de 1953 laisse sur la touche la société féodale et avec elle la violence perpétuelle, la vassalité qui perd son rôle central qu’elle avait eu pour la vieille école. Mais la porte reste à demi-refermée par sa théorie sur la mutation de l’an mil.

 

 

Les Anti-mutationnistes soutenus par Dominique Barthélemy. Pour eux, il n’y a pas de crise violente et pas de mutation. Ce ne sont que des ajustements sur la longue durée. Dans les textes, il n’y a aucune forme de révolution. La seule révolution c’est la manière de rédiger des clercs qui est davantage descriptive. Ainsi le changement documentaire n’aurait pas de lien propre avec les changements réels.

Pour eux, la « société féodale » est une caricature. C’est une période créée par le XIXème siècle pour éclipser l’histoire des rois (donc de l’Etat). Le paradigme de la mutation féodale doit donc être remis en cause.

Il remet en cause l’esclavage en demandant si la question du passage global de l’esclavage au servage ou à la dépendance a un sens ?

La théorie mutationniste est en défaut sur trois points : la crise des alleutiers libres et la montée des chevaliers sont mal étayées, en avec la dépendance déshonorante, une révélation des sources est prise pour une révolution dans les faits.

Conclusion : Au final, au delà de ce débat entre historiens, il y a bien une mutation de l'an mil, mais ce n'est pas une rupture totale, et plutot une évolution sur le long terme qui n'a pas était identique suivant le temps et l'espace.


Date de création : 16/10/2008 - 09:08
Dernière modification : 14/03/2009 - 19:13
Catégorie : 2. Moyen-âge
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Texte à méditer :  

«Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c'est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre; politique extérieure, je fais toujours la guerre»

   Georges Clémenceau (1841-1929)

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